dimanche 17 mai 2015

Lola Hats Brooklyn

Lola me prend la tête... et j'adore ça.

Petite escapade à New York qui me donne l'occasion de rencontrer Lola et de visiter son atelier de Brooklyn. Je suis une grande fan de ses chapeaux que je garde vissés sur ma tête. Ses chapeaux, je les adoore ! ils sont chics mais légèrement irrévérencieux avec le petit détail déjanté et espiègle qui les rend uniques. 

Lola est à l'image de ses chapeaux, beaucoup de caractère, d’humour et un brin décalée. Bien que parfaitement bilingue, elle ne vous adressera que rarement la parole en français car elle trouve que son caractère change et devient arrogant avec cette pointe de supériorité lorsqu'elle utilise notre langue : " je ne m'aime pas lorsque je m'exprime en français ». Originaire des Pays-Bas, élevée en France et vivant à New York, elle a pris le meilleur de ces 3 cultures : la franchise et l'efficacité des néerlandais, le sens de l’esthétique, du détail des français et la cool attitude généreuse des américains. 

Dans son vaste atelier baigné de lumière au milieu des entrepôts de Brooklyn, le brut et la simplicité contrastent avec les boutiques prestigieuses qui vendent sa marque.  Quelques meubles récupérés dans la rue, de la brique au mur, des cartes postales et photos punaisées, beaucoup de matières, d'échantillons, de prototypes, de moules… Une atmosphère studieuse mais décontractée, rythmée par quelques notes jazzy.

L’équipe de Lola est fidèle au poste, souvent depuis le début de l’aventure. Lit pliable et jouets sont à proximité des postes de travail. Ici on aime travailler en présence des enfants et si vous avez un chien, embarquez le ! La joie de vivre n’est-elle pas la meilleure source d’ inspiration ?

Lola, reine des chapeaux, règne sur sa ruche, invente de nouvelles formes, expérimente des matières inhabituelles. Chaque chapeau est une aventure : le journal The New York Times est recyclé en rubans qui sont ensuite tressés en chapeaux, idem pour les sacs en plastique , style Tati, qui se transforment en capelines sublimes, les chapeaux en poil de lapin sont rasés de frais par le barbier qui y laisse l’emprunte d’un ruban en creux. Autant d’idées astucieuses, ludiques qui doivent cependant se prêter aux contraintes d’une fabrication en série car les chapeaux de Lola partent tous les jours par centaines aux 4 coins du monde.

La petite entreprise atypique ne connait pas la crise. Vive le talent !
Le site de Lola : Lola Hats
Lola fait voler ses rubans











mon prochain chapeau !

Lola fait ses chapeaux comme je tente de faire mes intérieurs. Un mélange savant de simplicité et de sophistication. La recherche du détail et la rigueur dans un espace de liberté. 

vendredi 8 mai 2015

A la une de Schöner Wohnen ce moi-ci avec le studio de Pauline!
Merci à Stephan Julliard et à Thomas Eichhorn.







dimanche 12 avril 2015

La bibliothèque - cuisine gothique, industrielle et pop

J’avais pour brief en toute simplicité « la cathédrale » comme source d’inspiration pour ce lieu de création et de travail. Je suppose qu’il fallait y sentir une touche de surnaturel et de grâce divine. Plutôt amusant dans un lieu résolument contemporain. Du coup, passé le moment de perplexité (Mon Dieu, aidez-moi …) j’ai imaginé cette bibliothèque avec des voutes d’ ogives, mais juste discrètement décalée avec son soubassement qui se compose de casiers métalliques sur roulettes et qui s’enroule autour du spectaculaire  monte charge. L’intérieur est habillé de planches brutes de couleurs vives et l’extérieur tout en discrétion prend une teinte, couleur nuit. La bibliothèque se compose de plusieurs éléments qui reçoivent à la fois les livres d’art, les dessins, les livres de collection qui disparaissent derrière les portes grillagées fermées par des cadenas, les vinyles et les CD. La cuisine se fond avec les livres et se cache derrière une verrière en acier toujours avec les voutes d’ogives. Elle a été conçue comme une petite boite précieuse avec des carreaux de ciment pop qui lui donnent un côté ludique et joyeux. Nourriture spirituelle, et nourriture terrestre cohabitent avec harmonie. Voilà un drôle d’univers décalé fait pour travailler et manger en s’amusant. Alleluia !

 
Bibliothèque pour classer les dessins et casiers métalliques sur roulettes avec tiroirs en soubassement
à gauche, bibliothèque et casiers métalliques sur roulettes avec tiroirs en soubassement
à droite, bibliothèque encadrant le monte charge avec les grilles qui se prolongent en formant une croix. Celles-ci ferment par un cadenas pour protéger les livres précieux

à gauche, bibliothèque pour les vinyles et tiroirs métalliques sur roulettes en soubassement pour les cd
à droite, façade gothique en acier de la cuisine qui s'habille de carreaux de ciment pop 

mercredi 8 avril 2015

Non, je n'ai même pas peur du marsala ! 

mercredi 25 mars 2015

"Les rencontres de Ségolène"

Avec Ségolène, le coup de coeur a eu lieu avant même notre rencontre. Nous avions fait connaissance par articles interposés et je savais déjà que j’allais l’aimer avant de l’avoir en face de moi. Elle voulait que je lui refasse son appartement et m’avait fait comprendre qu’elle prendrait son mal en patience jusqu’à ce que je sois disponible pour cette aventure commune, quitte à attendre plusieurs mois.

Mais chez Ségolène, derrière cette patience apparente, le cerveau s’enflamme en permanence et les connexions se font à une allure folle : une idée en amène une autre, une rencontre en amène d’autres, forcément.

J’aurais dû le prévoir. J’aurais dû le sentir. Ségolène n’allait pas se contenter de m’attendre sagement. Cet électron libre qui aime partager ses découvertes en organisant des évènements n’a pas tardé à me tendre un piège en me déroulant un tapis rouge pour inaugurer son club de femmes. Je devais accepter de livrer non pas uniquement une expérience professionnelle mais une trajectoire de vie. Oh là, là ! Ségolène aime vivre dangereusement.

En souvenir de cette première soirée de partage entre femmes dans les très beaux salons des Arts et Métiers un vendredi 20 mars 2015 : 







Merci à Franck de me prêter sa plume pour traduire mes pensées toujours au plus près.

vendredi 20 février 2015

t'aimerais pas si...?

Dommage que je suis réelle, je peux pas entrer et vivre pour de vrai dans ma petite maison.

"Je me souvenais, je me souvenais de ce monde liminaire du Presque, où les souhaits étaient quasi réels. Se pouvait-il que mes poupées bougent la nuit ? La cuiller s'était-elle déplacée toute seule d'une fraction de centimètre ? Mon espoir l'avait-il enchantée ? Le réel et l'irréel, tels des miroirs jumeaux, si proches l'un de l'autre que tous deux respiraient, leur souffle vivait. Quelque crainte, aussi. Il fallait frôler la sensation inconfortable que les rêves avaient débordé des limites du sommeil et surgi à la lumière du jour. T'aimerais pas, disait Béa, si le plafond était le plancher ? T'aimerais pas si on pouvait...?"

                     Siri Hustvedt "Un été sans les hommes" 


The tree house. Emilie Mae, age 6

"With no blue prints and building costs to worry about, a child's imaginary house is as whimsical as it comes"

Kinfolk n° 11, photograph by Neil Bedford & set design by Helen Mcintyre

lundi 26 janvier 2015

Marcher sur les mosaïques du Petit Palais un dimanche après-midi...



 

vendredi 23 janvier 2015


February 2015, AD Russia, editorial

People working in AD have a special outlook on events in the world : we sincerely believe that it is much better than it looks on TV news programs. When this issue was going to print Russia was consumed by financial panic and exchange rate rumors, yet all the while we were cheerfully answering letters from designers telling us about new completed projects and planning new shoots for spring.

One of the reasons for this calm attitude is the fact that during most acute crises people would rather spend money on their homes than on less solid goods : it is psychologically easier to invest  into the new kitchen than it is into a new fur-coat. And while the kitchen is produced somewhere in Italy for the next six months or so, the crisis might pass altogether or at least calm down.

Another reason why people in the interior design profession panic less is that designers are very inventive folk. Their brains are trained to offer witty and inventive solutions where expensive ones are impossible. The best example could be found in the design of small spaces -our february issue is traditionally dedicated to this topic. Simplicity and wit with which our projects are done show clearly : there is no need to limit your creative imagination, even if your space is limited to 35 square meters. Likewise, there is no reason to panic if a piece of paper that used to be exchanged at the 1:35 rate against other pieces of paper now rates at 1:65. Rational diet and exercices are good for our body. Designing small spaces is diet and exercice for our brains.

So let’s get fit together.

Eugenia Mikulina


Eugenia Mikulina is the editor in chief of AD Russia (Architectural Digest).
She has regularly shown my projects in her magazine and it is always a great pleasure to read her editorials. Although we never met, I feel close to her sensitive vision of the world and it is an honor to collaborate to her magazine for this very special reason.


Many thanks to Ian Phillips and Stephan Julliard who permitted this encounter and contributed to Alain's flat round-the-world trip.






 

Check out this link on my website If you'd like to read all the way through this article.

dimanche 11 janvier 2015

Solidarité by Ana Juan

vendredi 9 janvier 2015

Pour commencer l'année 2015, shooting chez Catherine pour Côté Paris : le fidèle Jean-Marc Palisse ajuste son objectif pour capter quelques belles images de Catherine dans son mini-palace.




mercredi 31 décembre 2014

2015 

 


Dernier jour de l’ année à Bangkok au Cabochon, à savourer un cocktail au bar « the Joy and Luck Club », haut lieu de résistance aux hôtels internationaux standardisés que je déteste. Au fond d’une impasse cernée par les gratte-ciel, une maison coloniale toute blanche avec ses balustrades et son perron en marbre. A l’intérieur, la sensation d’arriver dans un club des années 30 à l’époque de la concession française de Shanghaï. Plus envie de partir et dans la tête la voix de Pink Martini, China Forbes, qui chante « je ne veux pas travailler… ».

Le temps s’arrête ici, alors que la nouvelle année commence…


Happy New Year !