lundi 30 octobre 2017

chez Jérémy et Julien

Un duplex dans le Marais pour Jérémy et Julien

Vivre entre l’île de la Réunion et Paris nécessite certains aménagements. Jeremy et Julien ont acheté ce pied à terre de 25 m2 pour avoir un refuge parisien lorsqu’ils quittent leur paradis réunionnais.

Comment passer d’une maison dans un jardin tropical à un petit duplex parisien ?  

En faisant le pari de transformer ces 25 m2 en véritable appartement facile à vivre où le peu de m2  ne sont pas un obstacle à une respiration mais au contraire, une façon d’aller à l’essentiel. Jouer avec les volumes et la transparence en cloisonnant tout en laissant circuler à la fois le regard et la lumière, gagner une chambre sous les combles, apporter un soin tout particulier aux moindres détails, donner douceur, charme et atmosphère chaleureuse à ce duplex niché sous les toits du Marais, prouver que « petit » peut être « grand » en lui donnant une dimension inestimable. 

Les différents espaces ont été pensés pour rythmer la vie de tous les jours et profiter pleinement des fenêtres  qui laissent entrer un échantillon de ciel parisien. Le palier se transforme en petite entrée lumineuse et dessert tout à la fois les pièces de vie et les toilettes discrètement à l’écart.  Les invités peuvent se décharger de leurs manteaux dans le placard à proximité de la porte d’entrée, profiter de toute la profondeur de l’appartement grâce au jeu des verrières, et s’installer dans le coin salon autour de la cheminée en devisant avec le cuisinier en chef du jour. La petite salle de bain n’a rien à cacher, elle s’intègre parfaitement à l’ensemble de l’appartement et affiche fièrement sa singularité. La cuisine est ouverte sur l’espace de vie tout en gardant sa propre identité, elle est délimitée par le bar et la verrière et permet d’accueillir jusqu’à 6 convives autour du plan de travail. La chambre/dressing accessible par un charmant petit escalier est à l’écart au 1er étage avec un lit sous les étoiles.

Un pied à terre romantique pour Jérémy et Julien qui a le charme des cabanes urbaines et un goût de l’enfance retrouvée.





















vendredi 21 juillet 2017

Chez Eric et Nathalie


Un pied à terre parisien de 35 m2 pour Eric et Nathalie afin de prendre le pouls de la capitale, de faire le plein en expositions et pièces de théâtre, de profiter des amis et de la famille où tout simplement du temps qui passe.

Un appartement atypique où la fantaisie des angles et de la distribution l’emporte haut la main sur la logique et le rationnel.

C’est probablement cette poésie qui se dégage d’un lieu insoumis aux dictats de l’architecture contemporaine plutôt habituée aux cubes et aux carrés qui m’a guidée dans mes choix esthétiques et dans la réorganisation de l’espace.

Les murs font de la résistance et restent campés sur leur épaisseur mais, sans les brutaliser, nous changeons les règles de vie en nous adaptant aux contraintes :

Le couloir, véritable poumon de l’appartement, se dégage des placards encombrants pour laisser respirer la circulation et s’habille d’un jaune bouton d’or pour mettre en valeur la collection de chapeaux et les photos, souvenirs d’un périple au japon.

La chambre, légèrement en retrait et au calme sur cour, reste fidèle à elle-même, pièce de nuit. Un lit, un bureau d’appoint chiné, une collection de miroirs anciens et des couleurs pour réveiller le tout.

La salle de bain se transforme en dressing attenant à la chambre. Et expose sagement sa collection de boites pour trier et ranger.

La petite cuisine éloignée de l’espace de vie où l’on était comme dans un placard devient une salle de bain confortable et lumineuse à proximité des toilettes. L’esprit reste classique avec des carreaux métro bleu/gris et blanc et des carreaux aux motifs 1900. Douceur et discrétion.

Et surtout la pièce principale, de dimension modeste, bouscule les règles, se fiche des convenances : elle se transforme en grande cuisine spacieuse et en salon. Un plan de travail de 4 m de long qui se moque des kitchenettes habituellement dédiées aux petits espaces et déroule avec insolence son plan de granit sur toute la longueur de la pièce. En partie supérieure un meuble hybride, alternance de casiers et d’étagères, expose les livres, comme la vaisselle ou les objets d’art pour alimenter son statut ambiguë de cuisine/salon. La petite table ronde permet d’y prendre un café, de dîner ou de se poser pour écrire un mot. Le canapé avec son applique de Wo&Wé permet de lire et d’étaler ses jambes sur un pouf ou de recevoir ses amis autour de la table basse. C’est le coeur de l’habitation qui permet tout à la fois de se ressourcer et de se nourrir de rencontres, de lectures, ou de petits plats.

Un pied à terre parisien pour Eric et Nathalie, pensé comme un refuge sensible et métissé.

Vive la mixité et le mélange de genre. L’art de vivre s’invente tous les jours.










Linge de maison de la boutique Caravane, miroirs et meubles chinés, applique industrielle de Wo&Wé, gravures d'Anne-Marie Fiquet, dessins d'arbres de Sourena Parhizkar

vendredi 23 décembre 2016

Chez Bruno et Clémence

Voilà plus de 18 ans que Bruno et Clémence vivaient dans ce bel appartement parisien de 180 m2 sans jamais avoir trouvé le temps de refaire des travaux, ni pour l’adapter aux besoins de la famille qui s’était sérieusement agrandie, ni pour le réajuster à leurs goûts : manque crucial de placards, organisation dans la chambre des enfants à revoir, salle de bain ayant supporté les attaques de plusieurs dégâts des eaux et patine du temps qui s’installe.

Et puis, un jour, l’envie de réveiller le décor, de se faire un peu peur avec des couleurs étranges, de se faire plaisir avec des pièces d’artistes, de s’amuser à laisser les livres envahir les murs, d’ajuster la maison aux envies et aux besoins du moment pour une nouvelle tranche de vie.

Nous n’avons pas vraiment modifié l’appartement mais nous lui avons offert une nouvelle coupe et un habit de caractère.  La spécificité de cet appartement est le reflet des personnalités de Bruno et Clémence : des teintes marquées assez sombres et osées dans certaines pièces et des teintes claires, plus lumineuses dans d'autres. C’est un peu comme si la lune et le soleil se rencontraient. Bruno est un vrai littéraire qui aime s’entourer de ses livres et qui laisse une part belle au fantastique, à l'imaginaire et à l’extravagance, à une pointe de baroque. Les couleurs sombres et profondes lui vont bien. Clémence est plus épurée dans ses choix avec un goût plus prononcé pour le contemporain, le rayon de soleil qui illumine la pièce et le rire des enfants. Les pièces douces en couleur lui conviennent mieux.

Nous avons fait cohabiter dans cet intérieur des sensibilités très différentes qui puisent leur force justement dans l’acceptation et le respect mutuel de la singularité de chacun. 

Les murs racontent des émotions à coup de tableaux, de photos, de collages et de livres qui sortent des parois comme autant de fantômes qui habitent les lieux, et les meubles de famille ne se laissent pas enfermer dans un monde tourné vers le passé : ils côtoient sans tabou les classiques du design, les trouvailles ethniques et les coups de cœur rapportés de voyages pour s’inventer un univers personnel sensible, en dehors des frontières du temps.

Oeuvre de Alexeï Vassiliev de la série "Instants Troublées"


lustre de Lindsay Adelman, miroir en plâtre de Farfelu Farfadet


céramiques Le Sentiment des Choses, photos de Marie Taillefer, appliques Areti 



applique Wo & Wé dans la cuisine

canapé et bout de canapé Caravane ,collages de Lamia Zadié, table basse de Franck Evennou 



la cabane des jumeaux

mardi 8 novembre 2016

Just trying hard not to cry...

L'oeil et la plume de David Sipress dans The New yorker

dimanche 16 octobre 2016


Ne pas se préoccuper des tendances mais juste porter un regard qui transcende le temps pour capturer ce souffle de modernité qui ne cesse de se réinventer.


A droite détail d'une peinture de Dirk Bouts vers 1410 au Musée des Beaux-Arts de Bruxelles
poulaines noir corbeau et collant marsala sur un sol aux motifs géométriques dans des tons subtils d'automne

A gauche le 21 septembre 2016 chez Fred et Sarah dans la chambre d'amis au sol peint en dallage blue & white, les jambes sans fin d'Elodie dans des bottines Repetto vermillon et un collant bleu orage prête à attaquer une partie de golf stylée. Photo de Pauline Ringoot 

Merci à Pauline et Elodie pour cette séance photo joyeuse

dimanche 2 octobre 2016

la salle de bain de Yann et Sylvie

Tranquillement la maison de Yann, Sylvie et des lutins poursuit sa mutation. Après la cuisine c’est au tour de la salle de bain parentale. Carte blanche pour cette pièce vitale à la croisée des chemins qui mènent aux chambres des petits et grands. Pas de contrainte particulière sinon que Yann souhaitait une touche de contemporain et Sylvie une atmosphère douce s’intégrant naturellement à cette maison ancienne. C’est la salle de bain qui donne le « la » pour la journée comme pour la nuit et avec 3 enfants, elle porte une lourde responsabilité pour partir du bon pied. Afin de conjurer le sort nous avons décidé de lui donner une couleur de ciel dégagé sur la partie supérieure des murs comme du plafond. Et de faire vibrer toutes les nuances du marbre pour calmer notre ciel dégagé et lui donner une pointe de vulnérabilité. Les paniers de linge, les serviettes, les produits de beauté se cachent dans un meuble fait sur mesure dans l’esprit des meubles de métier. Le plan de travail en granit repose sur 2 pieds en bois tourné pour donner de la légèreté à l’ensemble. Les 2 miroirs Morning aux contours irréguliers s’amusent du reflet des arbres dans le jardin. Les radiateurs contemporains donnent la pointe de modernité avec les carreaux graphiques au sol en black and white de chez Bahya. Le grand miroir entouré de faïence étire la pièce et les patères Muuto  s’accrochent au mur comme des bijoux.  Il suffit d’ouvrir grand les fenêtres et de chanter à tue-tête sous la douche pour que cette salle de bain prenne toute sa dimension.







Romain et Flore sont très contents de la nouvelle salle de bain : ouf !

dimanche 25 septembre 2016

La chambre d'Eléonore. 
Un article sur la couleur dans le dernier Art et Décoration du mois d'octobre. Merci à Céline Hassen et à Olivier Hallot

Un grand MERCI à Elle Décoration, au photographe Stephan Julliard et au journaliste Ian Phillips