dimanche 16 août 2015

Bleu du ciel, bleu de la mer, bleu de l'âme : la terre est bleue !

"Le ciel bleu sans voiles, 
Je le vois d'ici ; 
Je vois les étoiles
Mais l'orage aussi !"


Lustre de Lindsey Edelman dans les cieux

"Indéfiniment le bleu s'évade. Ce n'est pas, à vrai dire, une couleur. Plutôt une tonalité, un climat, une résonance spéciale de l'air. Un empilement de clarté, une teinte qui naît du vide ajouté au vide, aussi changeante et transparente dans la tête de l'homme que dans les cieux"

Collages pour le carnet d'inspiration du salon de 
Clémence et Bruno :
 bleu des tempêtes, bleu celte, et bleu océan

1. Marceline Desbordes-Valmore, Elégies
2. Jean-Michel Maulpoix, Une Histoire de Bleu



mardi 11 août 2015

Il est parfois difficile d’être sur tous les fronts : tenir son blog, mettre à jour le site, plancher sur les nouveaux projets, suivre les chantiers en cours, absorber l’administratif, répondre aux demandes, être attentive aux journalistes qui vous sollicitent, préparer les reportages et mille autres activités incontournables dans une petite entreprise qui ne connait pas la crise mais qui reste de taille extrêmement modeste. Bref, de temps en temps, le blog semble être alimenté à la vitesse d’un escargot alors que l’activité est inversement proportionnelle, justement ! 

Maintenant que les ouvriers sur les chantiers s’échappent pour partir en Pologne, au Portugal et dans le sud de la France pour des vacances bien méritées, je trouve enfin le temps de reprendre mon souffle et de faire une pause pour remercier stagiaires et assistants qui m’ont apporté une aide si précieuse cette année.

Les projets ont été nombreux et chacun m’a assisté avec enthousiasme sur les différentes réalisations.

Petite levée de voile sur l’équipe et les projets auxquels ils ont contribué ces derniers mois, soit par le suivi des travaux, soit par l’élaboration des carnets d’images ou des carnets techniques avec le souci permanent de réfléchir à la meilleure façon de travailler et d’accompagner nos clients pour leur créer à la fois des intérieurs simples, sensibles et justes.

Voilà pour moi aussi l’occasion de remercier toutes les personnes qui me sollicitent pour repenser leurs intérieurs et qui attendent parfois avec une patience extraordinaire que je puisse leur dégager du temps pour les accompagner dans cette aventure.



de gauche à droite : Nathalie, Céline, Greg, Marianne, Béatrice et Luc


 




Nathalie sous la cabane perchée d'Oscar dans la chambre des jumeaux. Philomèle aussi aura sa cabane !




Luc dans le pied à terre de Katharina, historienne d'Art et Jean-Cyril, cinéaste : nous remontons le temps et partons du XVIIIème avec ses tomettes d'époques, un arrêt sur les années 50 et l'esprit scandinave pour terminer par un zoom sur la culture nomade du Sahara avec quelques tapis Berbères et suspensions en osier. Feuilleton à suivre





Greg dans la cuisine de Lucile et Paul à la campagne pour réunir toute la tribu.




Béa dans la salle de bain de Clémence et Bruno, black and white avec une pointe d'industriel et quelques moulures 19ème sur les meubles.




Greg devant la verrière de l'appartement de Micheline
qui donne sur une délicieuse cour dans le Marais. Décidément le XVIIIème n'est pas loin.




Céline devant le miroir à chapeaux dessiné sur le mur et la console dans la chambre de Virginie




Greg devant la bibliothèque gothique qui intègre le monte charge dans l'atelier d'Olivier et Florence.




Céline dans le séjour d'Anne-Marie, sous la mezzanine, encore un 11 m2 où il ne manque rien  : coin chambre, salon, dressing, bureau, cuisine équipée et salle de bain pour ma peintre et globe trotter préférée qui voulait un mini pied à terre pour poser ses valises à Paris de temps en temps et espionner un célèbre comédien qui habite juste en face. Fenêtre sur cour.

mardi 7 juillet 2015




Pour mon amie Katia 


Et vous, avec qui passez vous vos nuits ?

Mais avec mes songes... flous et fous.

A l'aube, les premiers rayons de soleil règlent la netteté de ma journée après un voyage intérieur de tous les possibles : levée de brume sur mon alcôve.

1. le blog littéraire de Katia : j'attends...
2. dessin de Miro
3. l'alcôve de la cabane. 6h du matin, le 4 juillet 2015

jeudi 11 juin 2015

Merci à la journaliste Caroline Castets pour ce très bel article  qui annonce une série de portraits de femmes à l'initiative de Ségolène Dugué, directrice générale du cabinet d'avocat Amir Aslani. 


 

dimanche 17 mai 2015

Lola Hats Brooklyn

Lola me prend la tête... et j'adore ça.

Petite escapade à New York qui me donne l'occasion de rencontrer Lola et de visiter son atelier de Brooklyn. Je suis une grande fan de ses chapeaux que je garde vissés sur ma tête. Ses chapeaux, je les adoore ! ils sont chics mais légèrement irrévérencieux avec le petit détail déjanté et espiègle qui les rend uniques. 

Lola est à l'image de ses chapeaux, beaucoup de caractère, d’humour et un brin décalée. Bien que parfaitement bilingue, elle ne vous adressera que rarement la parole en français car elle trouve que son caractère change et devient arrogant avec cette pointe de supériorité lorsqu'elle utilise notre langue : " je ne m'aime pas lorsque je m'exprime en français ». Originaire des Pays-Bas, élevée en France et vivant à New York, elle a pris le meilleur de ces 3 cultures : la franchise et l'efficacité des néerlandais, le sens de l’esthétique, du détail des français et la cool attitude généreuse des américains. 

Dans son vaste atelier baigné de lumière au milieu des entrepôts de Brooklyn, le brut et la simplicité contrastent avec les boutiques prestigieuses qui vendent sa marque.  Quelques meubles récupérés dans la rue, de la brique au mur, des cartes postales et photos punaisées, beaucoup de matières, d'échantillons, de prototypes, de moules… Une atmosphère studieuse mais décontractée, rythmée par quelques notes jazzy.

L’équipe de Lola est fidèle au poste, souvent depuis le début de l’aventure. Lit pliable et jouets sont à proximité des postes de travail. Ici on aime travailler en présence des enfants et si vous avez un chien, embarquez le ! La joie de vivre n’est-elle pas la meilleure source d’ inspiration ?

Lola, reine des chapeaux, règne sur sa ruche, invente de nouvelles formes, expérimente des matières inhabituelles. Chaque chapeau est une aventure : le journal The New York Times est recyclé en rubans qui sont ensuite tressés en chapeaux, idem pour les sacs en plastique , style Tati, qui se transforment en capelines sublimes, les chapeaux en poil de lapin sont rasés de frais par le barbier qui y laisse l’emprunte d’un ruban en creux. Autant d’idées astucieuses, ludiques qui doivent cependant se prêter aux contraintes d’une fabrication en série car les chapeaux de Lola partent tous les jours par centaines aux 4 coins du monde.

La petite entreprise atypique ne connait pas la crise. Vive le talent !
Le site de Lola : Lola Hats
Lola fait voler ses rubans











mon prochain chapeau !

Lola fait ses chapeaux comme je tente de faire mes intérieurs. Un mélange savant de simplicité et de sophistication. La recherche du détail et la rigueur dans un espace de liberté. 

vendredi 8 mai 2015

A la une de Schöner Wohnen ce moi-ci avec le studio de Pauline!
Merci à Stephan Julliard et à Thomas Eichhorn.







dimanche 12 avril 2015

La bibliothèque - cuisine gothique, industrielle et pop

J’avais pour brief en toute simplicité « la cathédrale » comme source d’inspiration pour ce lieu de création et de travail. Je suppose qu’il fallait y sentir une touche de surnaturel et de grâce divine. Plutôt amusant dans un lieu résolument contemporain. Du coup, passé le moment de perplexité (Mon Dieu, aidez-moi …) j’ai imaginé cette bibliothèque avec des voutes d’ ogives, mais juste discrètement décalée avec son soubassement qui se compose de casiers métalliques sur roulettes et qui s’enroule autour du spectaculaire  monte charge. L’intérieur est habillé de planches brutes de couleurs vives et l’extérieur tout en discrétion prend une teinte, couleur nuit. La bibliothèque se compose de plusieurs éléments qui reçoivent à la fois les livres d’art, les dessins, les livres de collection qui disparaissent derrière les portes grillagées fermées par des cadenas, les vinyles et les CD. La cuisine se fond avec les livres et se cache derrière une verrière en acier toujours avec les voutes d’ogives. Elle a été conçue comme une petite boite précieuse avec des carreaux de ciment pop qui lui donnent un côté ludique et joyeux. Nourriture spirituelle, et nourriture terrestre cohabitent avec harmonie. Voilà un drôle d’univers décalé fait pour travailler et manger en s’amusant. Alleluia !

 
Bibliothèque pour classer les dessins et casiers métalliques sur roulettes avec tiroirs en soubassement
à gauche, bibliothèque et casiers métalliques sur roulettes avec tiroirs en soubassement
à droite, bibliothèque encadrant le monte charge avec les grilles qui se prolongent en formant une croix. Celles-ci ferment par un cadenas pour protéger les livres précieux

à gauche, bibliothèque pour les vinyles et tiroirs métalliques sur roulettes en soubassement pour les cd
à droite, façade gothique en acier de la cuisine qui s'habille de carreaux de ciment pop 

mercredi 8 avril 2015

Non, je n'ai même pas peur du marsala ! 

mercredi 25 mars 2015

"Les rencontres de Ségolène"

Avec Ségolène, le coup de coeur a eu lieu avant même notre rencontre. Nous avions fait connaissance par articles interposés et je savais déjà que j’allais l’aimer avant de l’avoir en face de moi. Elle voulait que je lui refasse son appartement et m’avait fait comprendre qu’elle prendrait son mal en patience jusqu’à ce que je sois disponible pour cette aventure commune, quitte à attendre plusieurs mois.

Mais chez Ségolène, derrière cette patience apparente, le cerveau s’enflamme en permanence et les connexions se font à une allure folle : une idée en amène une autre, une rencontre en amène d’autres, forcément.

J’aurais dû le prévoir. J’aurais dû le sentir. Ségolène n’allait pas se contenter de m’attendre sagement. Cet électron libre qui aime partager ses découvertes en organisant des évènements n’a pas tardé à me tendre un piège en me déroulant un tapis rouge pour inaugurer son club de femmes. Je devais accepter de livrer non pas uniquement une expérience professionnelle mais une trajectoire de vie. Oh là, là ! Ségolène aime vivre dangereusement.

En souvenir de cette première soirée de partage entre femmes dans les très beaux salons des Arts et Métiers un vendredi 20 mars 2015 : 







Merci à Franck de me prêter sa plume pour traduire mes pensées toujours au plus près.

vendredi 20 février 2015

t'aimerais pas si...?

Dommage que je suis réelle, je peux pas entrer et vivre pour de vrai dans ma petite maison.

"Je me souvenais, je me souvenais de ce monde liminaire du Presque, où les souhaits étaient quasi réels. Se pouvait-il que mes poupées bougent la nuit ? La cuiller s'était-elle déplacée toute seule d'une fraction de centimètre ? Mon espoir l'avait-il enchantée ? Le réel et l'irréel, tels des miroirs jumeaux, si proches l'un de l'autre que tous deux respiraient, leur souffle vivait. Quelque crainte, aussi. Il fallait frôler la sensation inconfortable que les rêves avaient débordé des limites du sommeil et surgi à la lumière du jour. T'aimerais pas, disait Béa, si le plafond était le plancher ? T'aimerais pas si on pouvait...?"

                     Siri Hustvedt "Un été sans les hommes" 


The tree house. Emilie Mae, age 6

"With no blue prints and building costs to worry about, a child's imaginary house is as whimsical as it comes"

Kinfolk n° 11, photograph by Neil Bedford & set design by Helen Mcintyre

lundi 26 janvier 2015

Marcher sur les mosaïques du Petit Palais un dimanche après-midi...